EN OUVRANT CE FAMEUX TIROIR, JE M’ATTENDAIS À TOMBER SUR DES MOUCHOIRS BRODÉS OU QUELQUES BIJOUX OUBLIÉS. À LA PLACE, J’AI DÉCOUVERT UNE TRENTAINE D’OBJETS EN PLASTIQUE AUX FORMES IMPROBABLES, LÉGÈREMENT JAUNIS PAR LE TEMPS. DES COURBES ÉTRANGES, DES TAILLES DIFFÉRENTES, ET SURTOUT UNE IMPRESSION TENACE : CES OBJETS AVAIENT SERVI À QUELQUE CHOSE D’IMPORTANT. MAIS À QUOI ? NI DÉCORATIFS NI VRAIMENT PRATIQUES AU PREMIER COUP D’ŒIL, ILS SEMBLAIENT VENIR D’UN AUTRE TEMPS… JUSQU’À CE QUE LA VÉRITÉ ME SAUTE ENFIN AUX YEUX.
Quand un tiroir cache plus qu’il n’y paraît
Comme beaucoup, j’ai d’abord pensé à des gadgets sans grande valeur, peut-être des accessoires démodés ou de vieux objets oubliés. J’ai même interrogé mon entourage, sans succès. Personne ne reconnaissait ces objets mystérieux. Ce n’est qu’en montrant le contenu du tiroir à ma mère que tout a pris sens.
Son sourire en disait long. Pour elle, aucun doute possible : ces objets faisaient partie d’un rituel beauté incontournable, presque sacré, pour toute une génération de femmes.
Le secret enfin révélé : des bigoudis vintage
Ces formes tordues n’étaient autres que des bigoudis anciens, ceux que nos mères et nos grands-mères utilisaient avec assiduité pour coiffer leurs cheveux. À une époque où les coiffures structurées et volumineuses étaient synonymes d’élégance, ces petits accessoires faisaient toute la différence.
Avant l’arrivée des appareils chauffants modernes, les bigoudis représentaient la solution idéale pour obtenir boucles, ondulations ou volume généreux, directement à la maison.
Une révolution capillaire au début du XXᵉ siècle
Les premiers bigoudis, apparus au début du XXᵉ siècle, étaient rudimentaires : de simples tubes en métal ou en plastique rigide. Peu confortables, parfois lourds, mais redoutablement efficaces. Les femmes les utilisaient avec patience, souvent pendant plusieurs heures, voire toute une nuit, afin de se réveiller avec une coiffure parfaitement mise en place.
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