— « Comment s’est passée ta journée à l’école ? »
Le jour où il m’a emmenée dans cette ville, j’ai vu la profondeur de son amour.
Il portait une vieille casquette de baseball, une chemise froissée, des chaussures qui lui serraient les pieds et des auréoles de sueur qui lui coulaient dans le dos. Il portait non seulement mes bagages, mais aussi une boîte de « cadeaux de sa ville natale » : quelques kilos de riz, un bocal de poisson séché et des sachets de cacahuètes grillées.
Avant de me laisser aux portes du dortoir, il dit doucement : « Fais de ton mieux, mon enfant. Travaille bien. »
Plus tard, en déballant les provisions de ma mère, emballées dans des feuilles de bananier, j’ai trouvé un petit mot plié. À l’intérieur, de sa main maladroite, il était écrit :
— « Papa ne comprend pas ce que tu étudies. Mais quoi que ce soit, Papa s’y investira. Ne t’inquiète pas. »
Cette nuit-là, j’ai pleuré dans mon oreiller, serrant le mot contre moi comme une bouée de sauvetage.
Le poids du sacrifice
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