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« Cette maison m’appartient, fiston, et tu viens de violer la clause de moralité. » — Le père mystérieux de l’épouse est apparu pour rappeler au PDG arrogant que son train de vie dépendait de la femme qu’il venait de trahir.

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Partie 1 : L'humiliation publique
Le matin du 14 novembre aurait dû être le plus beau jour de la vie d'Isabella Rossini. Après trois années de traitements de fertilité infructueux et des nuits de larmes silencieuses, le test qu'elle tenait à la main affichait deux lignes roses bien nettes. Elle était enceinte de huit semaines. Le cœur battant de joie, elle prépara une petite boîte contenant une paire de chaussons blancs pour bébé, qu'elle offrit à son mari le soir même, lors du grand gala annuel de son entreprise.

Maximilian « Max » Sterling incarnait la réussite. PDG de Sterling Tech, beau et charismatique, il arpentait leur manoir de 1 400 mètres carrés tel un roi dans son château. Isabella, assistante juridique qui avait mis sa carrière entre parenthèses pour le soutenir, l’aimait aveuglément, ignorant sa froideur récente.

Le gala se déroulait dans la grande salle de bal du manoir. Deux cents invités, membres de l'élite citadine, sirotaient du champagne sous les lustres de cristal. Isabella, vêtue d'une élégante robe de soie, attendait que Max lui annonce la nouvelle en privé avant le toast. Mais Max fit son apparition plus tôt que prévu, un verre à la main et un sourire cruel qu'Isabella ne reconnut pas.

« Mesdames et Messieurs », annonça Max, sa voix résonnant dans les haut-parleurs. « Aujourd'hui, nous célébrons un nouveau départ. J'ai décidé de me libérer de tout fardeau inutile. »

Isabella sourit, croyant qu'il parlait d'un changement d'image de l'entreprise. Mais Max désigna l'entrée. Une femme resplendissante, Camilla Vane, entra, portant un collier de perles qu'Isabella reconnut aussitôt : c'était le bijou de famille de sa grand-mère, disparu de son coffret à bijoux quelques semaines auparavant.

« Je vous présente Camilla, ma future épouse et la nouvelle maîtresse de maison », poursuivit Max, provoquant l'étonnement de la foule. « Et à toi, Isabella, je te remercie pour tes services, mais ton contrat d'épouse est terminé. Sécurité, veuillez raccompagner Mlle Rossini hors de ma propriété. »

Deux gardes ont saisi Isabella par les bras. « Max, je suis enceinte ! » a-t-elle crié, mais sa voix s'est perdue dans les murmures et la musique que Max avait fait monter.

On la traîna jusqu'à la porte d'entrée et on la jeta sur les pavés froids de l'allée. Tandis qu'elle contemplait l'imposante façade du manoir, Camilla lui faisant signe du balcon, son collier à la main, Isabella cessa de pleurer. Max avait commis une erreur fatale. Il se croyait maître du monde, mais il avait oublié un détail crucial : le manoir ne lui appartenait pas. Il ne lui appartenait même pas, pas même, à la chaise sur laquelle il était assis.

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